6 maladies qui vont proliférer d’ici 2050 avec le changement climatique

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Avec la hausse des températures ou encore l’augmentation de la pollution, l’impact du changement climatique sur notre santé est considérable, d’après une récente étude qui pointe notamment les allergies et les troubles respiratoires. Un phénomène qui risque de s’aggraver au fil des années. Explications.

Une équipe de chercheurs vient de publier une vaste étude sur les effets du changement climatique sur notre santé dans le Journal of the American Medical Association (jama). À en croire la conclusion de celle-ci, le changement climatique serait désormais aussi dangereux pour notre santé que le manque d’assainissement ou d’eau potable. Pire : ses effets seraient comparables à ceux, déplorables, de la pollution du début du 20ème siècle. À noter que cette nouvelle étude rassemble en fait pas moins de 56 études réalisées sur les conséquences du climat, l’augmentation des températures et la prolifération des catastrophes naturelles, sur notre état de santé.

Une chose est sûre, pour les chercheurs : les villes américaines – ces dernières sont malheureusement les seules à faire partie de l’étude – vont voir leurs températures décoller, d’ici 2050. Par exemple, à New York ou Milwaukee, le mercure devrait afficher des scores au-delà des 32°C trois fois plus régulièrement qu’à l’heure d’aujourd’hui. Ce qui aura nécessairement des implications en matière de santé pour les habitants de ces métropoles. À ce titre, les scientifiques pointent des pathologies comme le stress thermique, les troubles respiratoires induits par les particules fines, l’asthme ou encore les allergies. Or, même si l’étude ne porte pas sur les villes européennes, il est certain qu’elles seront également concernées par le phénomène.

Quand les catastrophes naturelles pèsent sur la santé mentale

S’agissant des catastrophes naturelles relatives au changement climatique, il faut partir du principe que leur accroissement multiplie les risques. Ainsi, les pluies importantes induites par la transformation du climat devraient petit à petit renchérir le nombre de maladies gastro-intestinales, entre autres parce que l’eau du robinet ne sera plus potable. Une situation qui risque de toucher des régions où l’eau était pourtant jusqu’à présent consommable. D’autre part, les moustiques prolifèreraient alors beaucoup plus vite. Problème : ces derniers transportent désormais toujours plus de maladies.

Outre les maladies physiques, indéniables, l’étude souligne les conséquences psychologiques entraînées par les catastrophes naturelles découlant du changement climatique. C’est par exemple le cas des personnes déplacées venant de tout perdre à la suite d’un tremblement de terre ou après le passage d’une tornade : celles-ci sont souvent nombreuses à faire l’objet de séquelles irréversibles. C’est d’ailleurs aux professionnels de la santé de peser à ce niveau en communiquant sur les effets relatifs aux bouleversements climatiques, selon les scientifiques.

Des bienfaits de la baisse des émissions de gaz à effet de serre

Les chercheurs mettent en outre en évidence que le recul des émissions des gaz à effet de serre, nécessaire pour ralentir la transformation du climat, ne serait pas seulement une avancée en matière de santé. Ainsi, l’économie pourrait aussi profiter de ce bienfait puisque les ouvriers, entre autres, moins touchées par les vagues de chaleur relatives aux dérèglements climatiques, seraient aussi moins absents de leur poste de travail…

Dans un rapport publié fin septembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé que le changement climatique pourrait entraîner la mort de 250 000 personnes de plus chaque année, entre 2030 et 2050.

Sources : mediaterre.org, who.int, sciencesetavenir, jama