La folie des burgers : un milliard d’unités vendues en France en 2014

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Les ventes de burgers en France ne cessent d'exploser, ces dernières années
Les ventes de burgers en France ne cessent d'exploser, ces dernières années

Le burger continue sur sa lancée, dans l’Hexagone. D’après une étude menée par le cabinet Gira conseil révélée le 29 juin, un milliard d’unités ont été vendues en France en 2014. Un record.

À en croire le cabinet Gira conseil, les burgers englobent dorénavant un marché considérable, dans la restauration en France. Et pour cause : 1,07 milliard d’unités ont été écoulées sur l’année 2014. C’est 10 % de plus que l’an passé.

Il faut dire que ces dernières années, le burger a eu tendance à se décliner sous toutes sortes de formes, avec un tarif à moins de 5 euros et jusqu’à plus de 20 euros. Mais si les hamburgers étaient jusqu’à présent considérés comme des produits typiques de la cuisine américaine – 9 milliards ont d’ailleurs été vendus en 2014 outre-Atlantique –, l’on se démarque en France avec des burgers "à la française". Plutôt qu’une simple débauche de gras, l’idée est de faire la différence grâce à des mets et qualités gustatives dignes de la restauration haut de gamme.

 

Des burgers partout, même du côté des grandes tables

Gira révèle ainsi que le succès des burgers est tel qu’ils se diffusent dans toutes sortes de restaurants français avec service à table. Tant et si bien que 75 % des restaurants auraient ajouté le fameux sandwich à leur carte, ces dernières années. Or, parmi ces établissements, les trois-quarts estiment dorénavant que le burger est leur plat le plus vendu.

Pour les analystes, la guerre des burgers ne fait en réalité que commencer. C’est que ce produit jadis populaire et de masse devient petit à petit fréquentable aux yeux de la plupart. Reste maintenant aux professionnels de la restauration à ne pas négliger la dimension gustative de ce plat, car c’est là que se jouerait, selon les spécialistes, le nerf de la guerre.

 

Un burger post-moderne, à la limite du snobisme ?

Le corollaire du phénomène, cependant, est que le fameux burger auparavant reconnu pour ses vertus pratiques et économiques n’est plus ce qu’il était. Culture des foodies oblige, le sandwich a petit à petit brouillé les lignes, jusqu’à mélanger culture populo et bobo. Ou quand la bouffe jetable se transforme en gastronomie sophistiquée, avec le prix qui va avec. C’est ce que l’on pourrait appeler la gentrification du burger...

 

Sources : leparisien, nouvelobs