France : croissance zéro et déficit public supérieur à 4 % du PIB en 2014

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Suite à l'annonce d'une croissance quasi nulle au deuxième trimestre, le ministre des Finances, Michel Sapin, prévoit une augmentation ne dépassant pas 0,5 % du PIB en 2014, alors que les objectifs tablaient sur 1 %. Quant au déficit, celui-ci devrait décoller à 4 %, contraignant ainsi l'Hexagone à demander un nouveau délai à Bruxelles.

Ce jeudi matin, l'Insee a annoncé l'immobilisme de la croissance de la France au second trimestre, obligeant le gouvernement à revoir ses objectifs à la baisse. Alors qu'une augmentation de 1 % était à l'origine attendue pour cette année, cette dernière ne dépassera en réalité pas 0,5 % - soit à peine mieux que le +0,4 % de 2013. C'est en tout cas ce que vient d'indiquer le ministre de l'Économie, Michel Sapin, à travers une tribune rendue publique dans Le Monde. À noter qu'il y a un peu plus d'une semaine, ce dernier aurait déjà avancé un tel score, d'après Le Canard Enchaîné. Mais cette information avait par la suite été démentie par le principal intéressé.

Résultat, Michel Sapin demande un nouveau délai de grâce à Bruxelles et à l'Allemagne pour limiter le déficit public, qui ne sera en définitive pas inférieur à 3 %, mais supérieur à 4 %. Reste que Berlin avait pour l'heure répondu par la négative. Considérant l'Europe entière comme touchée par le marasme conjoncturel et la panne de croissance, le ministre estime que la solution du problème doit venir de Francfort – le siège de la Banque Centrale Européenne – et de Bruxelles – siège de la commission Européenne. À ce titre, il juge que l'Europe doit adapter en profondeur ses décisions à la situation sans précédent que le continent européen traverse.

Et d'ajouter que la BCE doit nécessairement faire tout son possible pour effacer le risque de déflation et ainsi faire en sorte que l'euro se relève. Cependant, rappelons que la BCE a jusqu'à aujourd'hui refusé le financement direct des États par le biais du rachat de dette publique. Plus que jamais, un débat économique en France et en Europe semble nécessaire…

Sources : latribune, 20minutes, lefigaro, liberation, lemonde