Les Google Glass bientôt disponibles dans le commerce

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Après les baskets qui parlent toutes seules, vous encouragent quand vous courez et qui publient des statuts sur les réseaux sociaux, voici les lunettes avec ordinateur intégré, censées devenir la prochaine interface entre nous - humanoïdes connectés - et Internet. Cela faisait longtemps qu'on en parlait, mais cette fois-ci c'est pour de bon. Les Google Glass, ces binocles high tech, seront en vente d'ici 2014, pour toute personne prête à débourser 1 500 $ (1168,31 €), et de nombreuses applications devraient bientôt être développées à partir de cet outil nouveau.

Bien que l'idée semble révolutionnaire, et que ce projet est probablement l'un des plus ambitieux qui existe dans ce domaine, le domaine des objets connectés est en train de devenir un secteur à part entière, et pas seulement chez Google. Le salon SXSW, à Austin, Texas, présentait mi-mars une série impressionnante d'objets dotés d'une interface Bluetooth ou WiFi, allant du réfrigérateur au bracelet capteur de mouvements (capable d'analyser l'activité en éveil, et le sommeil du porteur), en passant par la machine à laver le linge, les montres et bien sur, la vedette : les Google Glass. Celles-ci sont en passe de devenir le symbole de l'inventivité et de l'audace du géant californien. On peut d'ors et déjà penser que ces lunettes seront l'attraction principale au salon Google IO qui se tiendra du 15 au 17 mai à San Francisco.

La convention SXSW, dont le nom officiel est South by Southwest, au cours de laquelle a eu lieu la présentation, a vu défiler ce que la planète compte de plus influent dans le domaine de l'électronique grand public. La firme de Mountain View constitue le "must" de ces "inventeurs du futur tout-connecté". C'est donc tout naturellement que Timothy Jordan, développeur et porte-parole pour le projet Google Glass, a été le centre de l'attention générale lors de cette édition 2013 du grand mess de la technologie mondiale. Il disposait, pour sa présentation tant attendue de l'interface révolutionnaire, de 4 applications développées en amont pour le géant Google. L'annonce de l'arrivée sur le marché américain avant la fin de l'année, et pour le reste du monde l'année prochaine, a provoqué un vent d'excitation. On sait par ailleurs que le Taïwannais Foxconn (qui assemble les iPhones et autres iPads) sera probablement le sous-traitant en charge de la production en série.

Les applications déjà développées donnent une idée des possibilités des lunettes

Ces applications, déjà bien connues sur les smartphones, doivent répondre à quatre directives : "Être repensées pour les lunettes", "Ne pas être intrusives", "Rester pertinentes" et "Éviter l'indésirable". Le fonctionnement de l'interface est ultra simple et pensé pour être le plus instinctif possible. La plus intéressante, du point de vue de l'utilisation des possibilités offertes par ce bijou de technologie, est celle développée pour le journal New York Times, qui donne accès à un flux d'informations sur les lentilles, et qui peut lire les actualités et leurs développements via un haut-parleur couplé à un système de lecture automatique. Un simple coup de tête permet d'afficher les images et gros titres, et un flux de notifications en temps réel peut aussi être affiché.

Gmail est déjà au nombre des applications développées pour le projet Google Glass. L'utilisateur pourra configurer son compte pour n'afficher que les mails urgents. Un système de reconnaissance vocale permettra de dicter une réponse sans avoir à utiliser ses mains. Une autre application, Evernote, permettra de capturer et de partager une information, sous n'importe quelle forme : texte, son, image, page web ou autre. Elle sera couplée à Skitch, un autre logiciel de photos. Les lunettes permettront de prendre une photo ou une vidéo, de la partager avec Skitch et de les annoter plus tard. Un autre réseau social de partages, Path, permettra d'afficher les photos prises par ses contacts, de sélectionner un smiley avec la zone tactile sur la branche de la lunette et de partager son emplacement. Ces applications fonctionnent avec l'API Mirror, une frise chronologique qui permet d'afficher un flux d'informations personnalisé sur les lunettes.

Source : Le Figaro, Art, Copy & Code