Le seul moyen de rester jeune est-il de se faire opérer ?

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Certains se laissent pousser la barbe, les cheveux,  se rasent, changent de coiffure. D'autres remarquent déjà les premières rides qui se dessinent peu à peu sur leur visage, leur corps qui vieillit. A un moment ou à un autre, tout le monde veut changer d'apparence, quelles que soient les raisons. Et pourquoi ne pas passer au stade supérieur, et éliminer définitivement ce "petit quelque chose" qui dérange ? D'après une étude de mars 2013, 1 Français sur 3 se prétend désormais prêt à confier son corps à un chirurgien pour des raisons esthétiques.

Une étude menée par L’Observatoire de la Santé et mise en place par Le Figaro et Weber Shandwick avec Opinion Way rafraichit quelques chiffres.

1 Français sur 3 se dit prêt à se faire opérer

La chirurgie esthétique a longtemps été considérée comme une activité réservée aux jeunes femmes sud-américaines des clips-vidéo, nécessitant un portefeuille garni. Mais les années passant, elle s'est peu à peu démocratisée, devenant accessible à de plus en plus de Français, et perdant au passage sa connotation, pour beaucoup négative. Aujourd'hui,  34 % des Français, femmes et hommes de tout âge, a au moins une raison de vouloir se faire opérer. Les raisons principales touchent l'image de soi mais une minorité voit plutôt dans la chirurgie un moyen de se sentir mieux.

La chirurgie plastique utilisée pour l'amélioration de l'image physique endosse deux responsabilités : gagner en confiance en éliminant un aspect corporel non désiré (opération du nez, des lèvres…), et contrer l'effet du temps. Deux dimensions bien distinctes donc, puisque d'une part un groupe veut augmenter un potentiel existant, et l'autre revenir à une jeunesse passée. Parmi les premiers, la grande majorité est francilienne (18 % soit presque la moitié des personnes concernées). Dans une moindre mesure, la chirurgie viendrait pallier les premiers signes de l'âge, pour le quart des volontaires. D'autres Français considèrent cette opération comme un bon moyen de gérer une mauvaise passe psychologique ou morale. En effet, 1 adepte sur 5 se ferait opérer pour s'aider à surmonter une crise. Une petite minorité le ferait suite à un divorce, voire un licenciement. La chirurgie endosse là un besoin de changement en soi, non destiné à une amélioration quelconque, mais plutôt à un nouveau départ.

Les effets de la chirurgie

Les craintes

Bien que son but soit visuel et personnel, la chirurgie esthétique est avant tout une intervention médicale. Les Français, sceptiques quant à l'idée de passer sous le scalpel sans une raison thérapeutique qui les y obligerait, gardent quelques réticences à l'égard de cet acte chirurgical. Aussi, 81 % ont eu une raison de refuser la chirurgie sur un coup de tête. Les frayeurs communément partagées (1 Français sur 5) concernent le prix encore trop élevé, les risques d'échec ou la peur de ne plus paraître naturel.

D'autres aspects ressortent de l'étude tels que la peur des aiguilles (2 %), le manque d'efficacité (2 %) ou la craintes de complications postopératoires (11 %). Concernant la médecine à l'étranger, dont le prix est moindre, près de 3 Français sur 4 (72 %) considèrent que le risque est supérieur, 1 Français sur 4 (26 %) pense que le danger est le même. Un petit lot marginal spécule sur des meilleurs soins hors des frontières (1 %).

Ainsi, les craintes de la chirurgie sont en adéquation avec les envies : si ces dernières correspondent à un souhait de changement, les peurs sont aussi majoritairement axées sur des risques touchant à l'image. Les peurs médicales et sanitaires sont désormais minoritaires, laissant penser que la chirurgie est désormais reconnue et acceptée comme étant bien encadrée, par des professionnels reconnus, bien qu'il persiste une incertitude de réussite. Cependant elle n'est définitivement pas considérée comme étant un moyen de rester jeune : cette idée est portée par 1 % seulement des Français. Les meilleurs moyens pour conserver sa jeunesse sont d'être heureux pour 2 Français sur 5 (39 %), suivi de l'alimentation (28 %) et du sport (24 %).

Les outils de la chirurgie

Sources : Etude Opinion Way