Comment aider un dépressif

Comment aider un(e) dépressif(ve) ?
Comment aider un(e) dépressif(ve) ?
La dépression est l’un des grands fléaux de notre société. Beaucoup de personnes en souffrent, mais peu sont prêtes à aller consulter. Le seul recours dans ce cas est l’entourage familial et social. Comment aider un dépressif ? Quels sont les bons réflexes à avoir ? 


Les symptômes

C’est souvent l’entourage qui se rend compte de la dépression du proche et non l’individu lui-même. Elle se manifeste par l’apparition de certains symptômes :

  • perte d’appétit et variation du poids ;
  • tristesse constante ;
  • perte d’intérêt pour la sexualité et les activités préférées ;
  • réveil fréquent pendant la nuit, insomnie ;
  • énervement pour rien, changement d’humeur (agitation, ralentissement) ;
  • perte de confiance en soi ;
  • incapacité à se concentrer, à prendre des décisions ;
  • douleurs physiques ;
  • pessimisme, idée suicidaire.
 
Si cinq des symptômes cités ci-dessus persistent pendant au moins deux semaines, la personne peut être qualifiée de dépressive. Elle aura alors besoin de son entourage pour s’en sortir.

Aider un dépressif

Pour aider une personne dépressive, il faut éviter certaines attitudes :

  • ne pas culpabiliser la personne en évitant la leçon de morale ou les phrases bateaux du type : « si tu le veux vraiment, tu y arriveras » ;
  • éviter d’évoquer la logique car la dépression est une maladie dans laquelle la personne est victime et non acteur. Le dépressif attribue souvent des causes irrationnelles à son état ;
  • ne pas banaliser la souffrance ;
  • ne pas parler de psychologie ou de psychothérapie sous peine de braquer l’individu dépressif. Il faut au contraire écouter sa souffrance, lui faire comprendre que ses soucis ne se résoudront pas seuls et qu’il a besoin d’aide. 
 
La bonne attitude à avoir repose sur :
  • une capacité d’écoute véritable sans jugement ni évaluation ;
  • la manière de rassurer l’individu en mettant en évidence ses progrès, ses qualités, ses forces ;
  • la capacité à favoriser le contact avec ses amis et sa famille pour éviter l’isolement ;
  • l’encouragement à faire du sport, ou des activités en duo ou en groupe pour lui permettre de se défouler et de bénéficier des endorphines produites par le sport ; 
  • l’absence de peur de laisser la personne seule quelque temps en la dégageant de responsabilités pour qu’elle puisse se ressourcer ;
  • le soin porté à l’alimentation en préparant des aliments riches en magnésium, en fer et en vitamines B connus pour leur propriété de lutte contre le stress, la nervosité, l’irritabilité ou l’insomnie.