Comment devenir solier-moquettiste ?

Devenir solier moquettiste
Devenir solier moquettiste
Ce secteur du bâtiment compte près de 35 000 salariés. Les 7 000 entreprises spécialisées dans l'aménagement et la finition recrutent en priorité les 1 500 jeunes formés chaque année.


Le travail de solier-moquettiste

Pose de revêtements

Le solier-moquettiste s'occupe des revêtements tels :

  • linoléum ;
  • revêtement en caoutchouc, en matière plastique, en textile ;
  • moquette ;
  • mosaïque collée
  • ...


En revanche, il ne pose pas de carrelage ou de parquet traditionnel.
Selon les revêtements utilisés, il faut couper, souder, couler et/ou coudre le support. Par des systèmes de tension, de collage ou de coulage, le revêtement est ensuite mis en place.

Préparer et finir avec application

Ce travail requiert une préparation scrupuleuse des supports et une évaluation précise des quantités de matière nécessaires.

Les finitions doivent être impeccables pour parfaire les décors.

Quelles qualités nécessaires pour devenir solier-moquettiste?

Rôle de conseiller

Le conseil au client est primordial dans ce métier : les revêtements sont aujourd'hui innombrables. Le solier-moquettiste informe et conseille le client en tenant compte du lieu de pose (couloir, cuisine, chambre...) et de l'environnement (couleur des pièces, style des meubles...).

Son objectif est de lui proposer le meilleur choix en prenant également en considération ses possibilités financières.

Multiples facettes

Le sens de l'harmonie est une qualité essentielle dans ce métier. Sans oublier le goût du travail soigné.

Le solier-moquettiste travaille à l'intérieur. Il est à l'abri des intempéries.

Il passe cependant ses journées debout sur des échelles ou à genoux. Il doit donc être souple et surtout ne pas être sujet au vertige.

A noter : les rhumatismes, l'arthrose dans les genoux ou des allergies aux produits chimiques utilisés sont des contre-indications.

Comment devenir solier-moquettiste ?

CAP ou bac pro

On accède au métier grâce à un CAP de solier-moquettiste.
Le bac professionnel option aménagement et finition du bâtiment peut compléter, pour ceux qui le souhaitent, cette formation initiale. Il se prépare en 3 ans dans un lycée professionnel.

BTS possible

Il est également possible de préparer un BTS aménagement finition  après un bac professionnel "aménagement finition" ou un bac STI (sciences et techniques de l'industrie)

A noter : seuls 7 établissements proposent ce BTS : le lycée et le CFA des métiers du bâtiment à Felletin (23), le lycée polyvalent du Gué-à-Tresmes à Congis-sur-Thérouanne (77), le CFA de la peinture à Pantin (93),  le lycée professionnel de Lumbres (62), l'université compagnonique d'apprentissage d'Arras (62) et le CFA BTP des Côtes-d'Armor à Plérin (22).

Licence professionnelle

Pour ceux qui veulent s'installer à leur compte, la licence professionnelle Chargé d'affaires en peinture, aménagement et finitions de l'Institut supérieur des métiers de Laval (53), accessible à bac+2, forme en 1 an les futurs professionnels indépendants à la gestion de leur entreprise : suivi de chantier, approvisionnement, gestion commerciale...

Salaire et évolutions possibles

Différents salaires en fonction des formations

Le salaire de départ pour un ouvrier niveau CAP se situe au niveau du Smic. Ensuite, la rémunération varie selon l'expérience. Les ouvriers ayant une double compétence (CAP/BEP) sont très demandés car la polyvalence est une qualité recherchée. Enfin, c'est l'un des métiers du bâtiment où l'on peut le mieux gagner sa vie.

S'installer à son compte

Le solier-moquettiste peut tout à fait envisager de s'installer à son propre compte car l'investissement de départ (le coût des outils) est peu important. Néanmoins, une expérience de salarié en entreprise à un poste à responsabilité augmente les chances de réussite.

Innover

De nouveaux revêtements, des matériaux innovants, des techniques perfectionnées... Le solier-moquettiste qui souhaite évoluer doit simplement suivre l'évolution du métier.

En savoir plus ?

Contactez la Fédération Française du Bâtiment ou le Comité central de coordination de l'apprentissage du bâtiment et des travaux publics.