Les diplômés des grandes écoles sont de moins en moins bien lotis

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Les diplômés des grandes écoles ne seraient plus aussi bien lotis que par le passé, en matière d'emploi...
Les diplômés des grandes écoles ne seraient plus aussi bien lotis que par le passé, en matière d'emploi...

Malgré une plus grande précarité et une rémunération en baisse, les diplômés des grandes écoles intéressent toujours autant les recruteurs. Pour maximiser leurs chances, la majorité optent pour l'expatriation. Selon l'enquête réalisée par la Conférence des Grandes Écoles, plus de 80% des jeunes diplômés trouvent un emploi 6 mois après la fin de leur formation.

Les CDD en hausse

Cette situation s'explique par le fait que les recruteurs recherchent des diplômés disposant d'une expérience professionnelle. Selon Bernard Ramanantsoa, directeur de HEC, les entreprises privilégient la flexibilité et préfèrent recruter en CDD. Heureusement, la majorité passent en CDI un an après le début de leur travail.

Les salaires continuent de baisser

Au cours de ces 10 dernières années, les rémunérations hors primes ont chuté de 7%. La situation semble cependant se stabiliser, entre autres via des salaires agrémentés de systèmes de primes. Les diplômés des grandes écoles s'en sortent bien avec une rémunération moyenne allant de 33 000 à 35 000 euros/an. La tendance est également marquée par les postes d’ingénieurs moins bien payés que ceux de managers. Toutefois, les ingénieurs s'en sortent mieux à l'étranger avec un salaire annuel de 42 326 euros/an.

Qu'en est-il de l'insertion professionnelle des femmes ?

L'insertion professionnelle des femmes reste problématique puisque seules 66,8% des diplômées en 2014 ont signé un CDI. Quant au taux de chômage, il est de 18,7%. Au niveau des salaires, rappelons qu'une femme touche en moyenne 2 000 euros de moins que son homologue masculin pour le même poste.

 

Source : Capital