Dysphasie : qu'est-ce que la dysphasie ?

Connaître la dysphasie
Connaître la dysphasie
Parfois, il arrive que le langage oral de l’enfant se mette en place de manière "déviante" : on parlera alors de dysphasie. Le point sur ses manifestations, son origine et sa prise en charge.


Dysphasie, qu'est-ce que c'est ?

La dysphasie touche le développement et l’apprentissage du langage oral de l’enfant. C’est une pathologie sévère et durable.

Ce n’est pas un simple retard de langage : dans ce cas, le langage se met en place mais de manière décalée dans le temps et le retard se comble.

Dans la dysphasie, le langage oral ne se développe pas de manière normale, en suivant les grandes étapes : elle persiste dans le temps.
Elle touche deux grands domaines du langage oral : l’expression et la compréhension.

D’où vient la dysphasie ?

Les recherches récentes mettent en avant une origine neurobiologique, c’est-à-dire un dysfonctionnement de certaines structures du cerveau liées au langage.

La dysphasie est présente dès la petite enfance.

Qui est concerné par la dysphasie ?

La dysphasie touche 1% de la population, avec une prédominance chez les garçons.

Elle se révèle chez des enfants :

  • sans trouble intellectuel ;
  • sans trouble perceptif ;
  • sans antécédents médicaux particuliers ;
  • sans trouble psychologique.

Classification des dysphasies

La dysphasie peut être plus ou moins sévère.

De plus, des profils différents sont observés chez des enfants dysphasiques. Certaines fonctions seront touchées plus que d’autres : compréhension du langage oral, mots peu intelligibles, phrases plus ou moins construites, expression par mots isolés, manque du mot…

Il existe deux grands types de dysphasies :

  • celle touchant la compréhension (dysphasie réceptive) ;
  • celles touchant l’expression (dysphasie phonologique, dysphasie phonologique/syntaxique, dysphasie mnésique, dysphasie sémantique/pragmatique).

Signes reconnaissables de la dysphasie

Le développement normal du langage varie selon chaque enfant.

Cependant, un certain nombre de signes doivent interroger les parents :

  • l’enfant comprend mieux les gestes que les mots ;
  • il s’exprime par gestes essentiellement ;
  • ses mots sont inintelligibles ;
  • il a du mal à trouver les bons mots ;
  • ses phrases ressemblent à un télégramme…

Souvent, l’enfant a très envie de communiquer mais n’y parvient pas.

Quelle prise en charge pour la dysphasie ?

Elle dépend bien sûr du diagnostic qui sera à faire dans un centre compétent. Encore une fois, plus il est posé tôt, plus vite l’enfant sera pris en charge.

L’orthophonie sera une des priorités pour aider l’enfant dans sa communication et aussi pour accompagner les parents qui s’interrogent sur le type de dysphasie, l’évolution du langage, la scolarité... Les  progrès sont en général assez lents et la rééducation très longue avec participation indispensable des parents à la maison.

La prise en charge par d’autres professionnels (psychologue, pédopsychiatre, psychomotricien…) se fera en fonction d’éventuels troubles associés.

Ecole et dysphasie ?

Les troubles liés à la dysphasie perturbent les apprentissages scolaires car le langage est l'outil privilégié de la transmission du savoir à l'école.

La scolarité doit s’adapter à chaque cas. Le plus souvent, l’enfant sera aidé par une Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS).

L’implication du milieu enseignant tout comme l’échange avec les parents, sont essentiels.

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