Maladies des arbres fruitiers


Connaître les maladies des arbres fruitiers
Connaître les maladies des arbres fruitiers

Les arbres fruitiers sont fréquemment atteints par des maladies spécifiques, dues à la présence de micro-organismes phytopathogènes (champignons, bactéries) qui s’y déposent. Les dégâts ne sont généralement pas très graves mais peuvent déprécier la récolte. Des précautions s’imposent !



Maladies des arbres fruitiers : prévenir plutôt que guérir

Les maladies fongiques et bactériennes sont disséminées au printemps par le vent, la pluie et les insectes, et s'attaquent ensuite aux organes de l’arbre.

Les dégâts peuvent être causés aux feuilles, aux fleurs et au bois. En général, les maladies des feuilles et des fleurs sont plus faciles à traiter que celles qui affectent les branches ou le tronc. Le meilleur moyen d'éviter la contamination consiste à anticiper leur apparition. Il s’agit de surveiller périodiquement ses arbres et d’intervenir dès les moindres symptômes. Mais surtout la méthode consiste à traiter préventivement à la chute des feuilles et au printemps, avant la contamination des fleurs.

Maladies courantes des arbres fruitiers

Les arbres à pépins (pommier, poirier, cognassier, ...) sont attaqués par la rouille, l’oïdium, la moniliose, la tavelure, le chancre, le feu bactérien.

Les arbres à noyaux (cerisier, prunier, amandier, abricotier, ...) sont attaqués par la rouille, l’oïdium, la moniliose, le chancre, la cloque.

Oïdium sur un pommier
Oïdium sur un pommier

L’oïdium attaque les feuilles. Un feutrage blanc se développe sur les rameaux, qui dépérissent, et sur les feuilles, qui se dessèchent et tombent prématurément. Lutte : bouillie bordelaise.

Rouille sur un poirier
Rouille sur un poirier

La rouille attaque les feuilles. Sur leur face inférieure, apparaissent de nombreuses pustules brunâtres ou orangées et, sur la face supérieure, des petites taches jaunes. Les feuilles sèchent et tombent prématurément. Lutte : bouillie bordelaise et soufrée.

Monoliose sur un cerisier
Monoliose sur un cerisier

La moniliose attaque fleurs, rameaux et fruits. Les bouquets floraux se dessèchent et restent sur l’arbre. A la surface des fruits, se développent des taches concentriques et poudreuses, grises ou beiges. Des chancres et un écoulement de gomme se développent sur les rameaux. Lutte : bouillie bordelaise et élimination des fruits atteints.

Tavelure sur un pommier
Tavelure sur un pommier

La tavelure attaque feuilles et fruits. Les jeunes feuilles se couvrent de cloques et de taches brunes veloutées et se nécrosent. Les fruits sont parsemés de croûtes brun-noir, de crevasses et tombent. Lutte : bouillie bordelaise et soufrée.

Chancre sur un cerisier
Chancre sur un cerisier

Les chancres fongiques et bactériens. Branches et rameaux sont attaqués, l’écorce est crevassée et de la gomme s’écoule. Des branches entières dépérissent. Lutte : couper les branches atteintes et les brûler ; bouillie bordelaise et soufrée dès l’automne.

Cloque sur un pêcher
Cloque sur un pêcher

La cloque attaque les feuilles et les jeunes rameaux des arbres à noyaux (pêcher, …) en les déformant. Les tiges sont tordues, les feuilles, boursouflées et rougeâtres, tombent. Lutte : bouillie bordelaise et soufrée dès l’automne.

Feu bactérien sur un pommier
Feu bactérien sur un pommier

Le feu bactérien est une maladie grave qui affecte les feuilles et les fleurs des arbres à pépins. Les bouquets floraux ou les pousses du printemps noircissent et se dessèchent. Les rameaux se courbent en crosses. Les feuilles semblent brûlées par le feu. Lutte : arracher et brûler les plantes trop atteintes ; signaler la maladie aux autorités compétentes, si ce n'est fait.

Traitements des maladies des arbres fruitiers

Pulvérisation de la bouillie bordelaise
Pulvérisation de la bouillie bordelaise

Ils sont polyvalents et sans danger pour l’environnement : le plus souvent de la bouillie bordelaise, à base de cuivre, ou de la bouillie soufrée.

Vous trouverez en jardinerie toute une gamme de produits prêts à l’emploi ou à préparer sous forme liquide et à pulvériser sur le feuillage et les fleurs. Vérifiez bien les dosages et les périodes d’application, en général deux ou trois fois entre le moment du débourrement (le grossissement des bourgeons) et l’apparition des premières fleurs.

Vous pouvez aussi pulvériser régulièrement sur les feuilles un produit bio « fait maison », tel un purin de prêle, d’ortie ou d’algues.