Détecteur de fumée : plus que quelques jours pour vous équiper !

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Les foyers français devront disposer de détecteurs de fumée avant le 8 mars dans leur habitat, conformément à la loi de prévention contre les risques d’incendie de 2010. Résultat, les clients se ruent dans les magasins en quête de ce produit dorénavant "phare".

La loi de prévention contre les risques d’incendie adoptée en 2010, par ailleurs modifiée en 2014, suppose que le propriétaire d’un logement équipe son bien d’un détecteur de fumée, le tout avant le 8 mars 2015. Mais ce n’est pas tout : celui-ci doit également vérifier le bon fonctionnement du ou des appareils installés. Rappelons qu’entre 600 et 800 personnes décèdent tous les ans dans le cadre d’incendies domestiques.

Des tarifs variables selon la garantie et la technologie

De manière générale, les prix des détecteurs de fumée sont compris entre 9 (à éviter) et une centaine d’euros. Une différence qui s’explique soit par la durée de garantie, soit par la technologie embarquée. À noter par exemple que si les modèles monobloc disposant d’un simple signal sonore sont les moins coûteux, les modèles haut de gamme intègrent quant à eux en sus de l’alarme un dispositif les connectant aux mobiles des utilisateurs. Fonctionnalité permettant ainsi d’optimiser la prévention en cas d’éventuel incendie. C’est entre autres le cas de Nest Protect, considéré par Que Choisir comme le plus efficace.

Ruée vers les détecteurs dans les magasins spécialisés

Depuis le mois de décembre, les magasins spécialisés affirment avoir observé une nette augmentation des ventes quotidiennes de détecteurs de fumée. À ce titre, les clients recherchent surtout des modèles discrets et donc plutôt petits, par souci de décoration. Quant à l’installation, il suffit en général d’une simple perceuse. Nul besoin, donc, d’avoir des prédispositions quelconques en bricolage.

Où les installer ?

Rappelons que les pièces à privilégier sont : les couloirs menant aux chambres, les chambres ou encore le salon. En revanche, il est crucial d’éviter les lieux dégageant de la vapeur – comme c’est le cas dans la cuisine ou la salle de bain. Évidemment, l’idéal est de places les appareils en question en hauteur. Petite précision : le fait de fumer à proximité d’un détecteur risque sans surprise d’activer l’alarme.

Enfin, une fois l’installation effectuée, il est obligatoire d’en informer son assureur en lui envoyant une attestation sur l’honneur. Ce qui permet alors de minorer la prime d’assurance. En cas contraire, l’assureur pourra appliquer une franchise de 5 000 euros maximum en cas d’incendie.

Sources : 20minutes, lefigaro