Faut-il craindre l'exportation du virus Ebola en France ?

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L'épidémie frappant actuellement la Guinée n'a pas atteint la France, a rassuré ce jeudi la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

Alors que ce virus hautement mortel vient de réapparaître en Afrique de l'Ouest, faut-il s'attendre à une épidémie en France ?  Une chose est sûre, l'exportation de l'Ebola n'est pas impossible – même si aucune diffusion internationale massive de celui-ci n'a jamais eu lieu – mais la France aurait déjà accru sa vigilance en alertant les médecins au sujet des symptômes de la maladie, a souligné Marisol Touraine ce jeudi. Ainsi, la ministre a indiqué n'avoir eu connaissance d'aucun cas suspect en France. De fait, il serait donc inutile de s'inquiéter outre mesure, même si des procédures d'alerte et d'information à destination des particuliers et professionnels de santé sont à l'ordre du jour.

Dans l'immédiat, pas de limitation envisagée pour les voyageurs

Marisol Touraine, par ailleurs en charge de la Santé, a spécifié qu'aucune restriction en matière de voyage n'était nécessaire, notamment dans les pays d'Afrique de l'Ouest, où des cas suspects ont été avérés ou rapportés. Toutefois, les personnes se rendant directement dans les pays concernés, et tout particulièrement en Guinée, doivent prendre des précautions. En France, les médecins ont été alertés et sont prêts à appliquer les soins nécessaires au plus vite dès l'apparition des symptômes.

Pour rappel, la Guinée est concernée depuis janvier par une épidémie sans précédent de fièvre Ebola, virus très contagieux et dans la majorité des cas mortel. Selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), 127 cas suspects et confirmés ont été observés, parmi lesquels 83 décès. Pour contrer le phénomène, l'OMS applique des mesures de surveillance de la maladie au niveau des pays frontaliers avec la Guinée. À noter que le Liberia et la Sierra Leone ont évoqué des cas suspects et des décès relatifs au virus Ebola, parmi lesquelles des personnes ayant séjourné dans les régions touchées.

À l'heure d'aujourd'hui, il n'existe aucun vaccin ou remède permettant de lutter contre le virus, qui se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques (salive, sperme, etc.) ou les tissus des sujets infectés  - qu'il soit question d'hommes ou d'animaux, vivants ou morts.

Sources : lemonde, lepoint, slate