Le sel aurait une incidence sur les crises d'épilepsie

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Une équipe de chercheurs canadiens et britanniques vient de découvrir que le sodium, qui compose le sel alimentaire, jouerait un rôle clé dans le bon fonctionnement du cerveau. Des résultats qui permettent à la recherche sur la maladie de l'épilepsie d'avancer.

En France, 450 000 personnes seraient atteintes d'épilepsie. Ces dernières, qui représentent entre 0,6 et 0,7 % de la population française, souffrent d'un dysfonctionnement cérébral pouvant être grave et provoquant des crises. Bien que certaines d'entre-elles en soient guéries grâce à l'ablation d'une tumeur ou par l'opération d'une malformation, dans la majorité des cas son traitement impose au patient une prise de médicaments à vie.

Le 18 août dernier, la revue scientifique Nature Structural & Malecular biology publiait les résultats d'une étude qui pourrait bien faire avancer la recherche sur cette maladie. Il s'agit de la mise en évidence par les chercheurs canadiens et britanniques des Universités de McGill à Montréal et d'Oxford d'un lien existant entre le sodium et le cerveau humain.

sel sorazg flickr

Une découverte prometteuse

À l'aide de simulations informatiques, les scientifiques sont parvenus à découvrir que le sodium est le seul contacteur du récepteur, appelé kaïnate, qui se trouve au niveau des synapses du cerveau. Ce récepteur de neurotransmetteurs est donc primordial dans le bon fonctionnement de ce dernier. De ce fait, lorsque le récepteur kaïnate n'est plus stable, il peut être responsable de l'épilepsie.

Selon les chercheurs, il serait possible de réduire les crises épileptiques en désactivant les kaïnates. Le Nouvel Observateur relatait les propos du Professeur Bowie (l'un des instigateurs de l'étude) pour qui "il faudrait identifier le site précis qui lie ces atomes de sodium et contrôle l'activation et l'inactivation des récepteurs kaïnates" pour réussir à agir sur ces crises.

Enfin, Lasantepublique.fr rapporte que pour les chercheurs, il serait également envisageable de mettre au point un médicament de nouvelle génération grâce à l'étude de l'influence du sodium sur le récepteur kaïnate. De quoi apporter de l'espoir aux victimes de cette maladie.

Sources : nouvelobs, topsante, lasantepublique