Pandémie grippale : qu'est-ce que la phase 6 ?

La phase 6 de pandémie grippale
La phase 6 de pandémie grippale
Le 11 juin 2009, l'OMS a déclenché l'alerte maximale (phase 6) annonçant une pandémie pour le virus A H1N1. Pour réguler les actions internationales face à la pandémie grippale, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a défini une échelle de risque pandémique. Chaque pays est libre d'adopter ses propres mesures contre la pandémie du virus A H1N1.


La signification des différents niveaux

Les niveaux de risque pandémique ne sont pas liés à la dangerosité ou la virulence du virus A H1N1 mais à son évolution dans le monde.

  • niveau 1 : un nouveau virus est détecté chez les animaux mais ne présente pas de danger pour les humains ;
  • niveau 2 : un nouveau virus est détecté chez les animaux et il existe des cas d'infection chez les humains ;
  • niveau 3 : quelques personnes sont infectées par les animaux mais il n'y a pas de transmission du virus d'homme à homme. Le potentiel pandémique est faible ;
  • niveau 4 : la transmission du virus d'homme à homme est vérifiée et risque de provoquer une épidémie dans une communauté ;
  • niveau 5 : au moins deux pays constituent des foyers infectieux. La pandémie est imminente et inévitable ;
  • niveau 6 : le virus se propage partout dans le monde et touche un profil large de victimes, on parle alors de pandémie.


Voici les mesures recommandées par l'OMS aux pays pour faire face à la pandémie. Chaque pays étant libre de les appliquer ou non et de les moduler en fonction de ses besoins.

Des précautions sanitaires renforcées

En cas de pandémie grippale, le port du masque est généralisé dans les lieux publics.

Des plans de vaccination massifs auront lieu dans les dispensaires, les centres de santé, les cabinets médicaux et les mairies réquisitionnés comme centres de vaccination.

Les personnes immunisées ou guéries sont susceptibles d'être mobilisées pour aider à soigner les malades.

La fermeture des écoles

Une fois l'alerte maximale déclenchée au niveau national, il faut limiter la contagion. Crèches, établissements d'enseignement, internats, structures d'accueil collectif de mineurs peuvent être sujets à fermeture car les enfants sont les principaux vecteurs de la grippe.

L'Education Nationale a déjà prévu de diffuser des programmes de cours sur France Télévisions et Radio France en cas de pandémie grippale et de fermeture des écoles.

La régulation des transports

A titre individuel, les déplacements sont limités.
Des contrôles systématiques sont effectués aux frontières européennes. Le trafic aérien est soumis au recueil d'informations et connaît au mieux des mises en quarantaine, au pire une interruption totale.

En France, la RATP doit assurer un trafic normal pendant dix semaines. Seul un fort taux d'absentéisme impliquerait la fermeture de certaines stations.

La SNCF réduit le trafic en ne maintenant que les liaisons essentielles et les transports de marchandises vitales.

Les modifications des conditions de travail

Chaque entreprise, via son Plan de Continuité d'Activité (PCA), doit faire face à l'absentéisme et à la gestion du travail à distance. A l'échelle nationale, on peut assister à un transfert d'activité dans les zones les moins touchées, voire à une réaffectation des salariés vers les secteurs prioritaires comme l'énergie.

Les sorties en lieu public

En cas de pandémie grippale de niveau 6, le gouvernement peut envisager la fermeture des lieux de rassemblement comme :

  • les salles de spectacle ;
  • les rencontres sportives ;
  • les foires ;
  • les salons d'exposition ;
  • les salles de cinéma ;
  • les boîtes de nuit ;
  • les restaurants ;
  • les parcs d'attraction.


Les activités associatives et sociales sont restreintes tout comme les visites dans les hôpitaux, les maisons de retraite et les prisons.

Les risques sous-jacents

La fermeture des écoles entraîne l'immobilisation des parents, donc de médecins et autres personnes pouvant aider à lutter contre le virus.
La volonté de prévention par mise en quarantaine suppose de disposer d'une place suffisante pour accueillir les malades dans de bonnes conditions.