Mauvais temps : comment la météo joue sur notre moral

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Même les experts de Météo France le reconnaissent : le temps de ce printemps est à la fois pluvieux et nettement plus froid que d'ordinaire. Tant et si bien que nous serions en train de traverser le printemps "le plus gris" jamais observé depuis la mise en place des mesures. Conséquence de cette saison aux faux airs d'automne : un moral en berne, un manque d'énergie, le nez qui coule… Mais au fait, comment le temps influence-t-il notre forme ?

Le phénomène n'est pas nouveau : lorsque la pluie s'installe et que la température fléchit, il n'est pas rare de voir son moral chuter considérablement.  C'est d'ailleurs l'enseignement que nous donnait en février dernier une équipe de chercheurs britanniques, qui concluait dans une vaste étude que les mois de l'année, en particulier février, avaient une véritable influence sur la qualité de notre sommeil, et donc sur notre humeur. Une incidence sur notre moral qui s'explique notamment par la chute des températures et de la luminosité.

Tandis que le printemps s'ouvrait courant mars-avril avec des températures en hausse et des journées ensoleillées prometteuses, une vaste dépression froide et pluvieuse s'est finalement durablement installée en mai. Une situation qui remet en question notre humeur et nous pousse à la déprime, comme le souligne le psychologue canadien Pierre Faubert. Selon lui, le corps humain produit en effet dans cette configuration davantage de cortisol, ce qui a la fâcheuse tendance d'augmenter le niveau de stress. Résultat : il est dans ce cas courant que tout un chacun soit sujet à des réactions d'agressivité et d'impatience.

Ne pas se laisser envahir par la mélancolie

Pour cette raison, il est préférable d'éviter – et ce d'autant plus par temps d'orage – les sujets qui fâchent. L'air lourd et humide a souvent pour effet de nous mettre sous tension et de nous faire perdre patience. En outre, d'après Pierre Faubert, il est important d'apprendre à relativiser les aléas météorologiques, sur lesquels nous n'avons de toute façon aucune prise. Ainsi, on évite de cette manière plus facilement de se laisser submerger par la mélancolie et la nostalgie. Inutile, donc, de se morfondre. Il existe de toute façon mille et une façons de compenser les sorties que vous aviez prévues en extérieur.

Sources : Guardian, SanteLog