Vous ne retenez rien ? C’est peut-être la faute de votre groupe sanguin

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D’après une étude rendue publique par la revue Neurology, les pertes de mémoire en vieillissant seraient relatives à notre groupe sanguin. Ainsi, les chercheurs à l’origine de l’enquête considèrent que les personnes du groupe AB auraient 82 % plus de risques de faire un jour l’objet de problème cognitifs et de mémoire, avec l’âge.

Le groupe sanguin a une importance cruciale dans le développement des pathologies cognitives et de mémoire en vieillissant, selon une enquête publiée dans la revue Neurology. Et pour cause : les personnes du groupe AB auraient 82 % plus de risques d’être un jour concernées par un tel problème.

Pour en arriver à ce constat, les scientifiques ont passé au crible les données d’une étude portant sur quelques 30 000 personnes âgées de 45 ans et plus. Parmi elles, 45 ont été choisies – des personnes qui ont présenté des troubles cognitifs sur au moins trois ans et demi. Au cours de l’enquête, ces dernières ont été soumises à des tests cognitifs, et les résultats ont été comparés avec ceux d’un autre groupe de 587 personnes ne présentant pas de troubles particuliers.

Un groupe sanguin très peu répandu

4 % de la population des États-Unis, et 3 % en France ont un sang de type AB. Mais au sein du groupe étudié par les chercheurs, cette proportion atteignait 6 %. Or, les personnes disposant d’un tel groupe sanguin sont 82 % plus à même d’avoir des troubles de la mémoire, du langage ou encore de l’attention que les autres.

D’autre part, les scientifiques ont mis en évidence un autre élément : les personnes dont le taux de facteur anti-hémophilique A, une protéine prenant part à la coagulation, est élevé, ont 25 % plus de risques d’avoir des soucis cognitifs. Or, c’est précisément le cas des personnes disposant du groupe sanguin AB.

Des corrélations, mais pas de vrai lien établi

Rappelons qu’en 2013, une autre étude soulignait déjà que les personnes concernées étaient plus susceptibles d’être touchées par des caillots de sang. Et en 2012, des chercheurs de l’Université de Harvard avaient mis en évidence que ce même groupe était 23 % plus à même de développer une maladie coronarienne, en comparaison des groupes sanguins O. Reste toutefois, comme l’indique la BBC, spécialiste britannique d’Alzheimer, que le lien entre groupe sanguin AB et démence est incertain.

Quoi qu’il en soit, la meilleure façon de combattre ces phénomènes et garder un cerveau en bonne santé est d’adopter un régime alimentaire de bonne qualité, de ne pas fumer et de pratiquer une activité physique régulière.

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Sources : ladepeche, levif, medisite