Grève Air France : 4 vols sur dix pour la deuxième semaine de mouvement

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Ce lundi, la grève à Air France entame sa deuxième semaine, et la mobilisation des pilotes ne semble pas près de ralentir. Et pour cause : 41 % des vols devraient être assurés en moyenne aujourd’hui.

Seuls 41 % des vols seront assurés par la compagnie Air France, ce lundi 22 septembre, et ce en dépit des "compromis" souhaités par le gouvernement. La grève entame donc sa deuxième semaine. C’est le SNPL AF Alpa, le plus important syndicat de pilotes, qui a fait l’annonce samedi, après avoir consulté ses adhérents, de la reconduction du mouvement de grève jusqu’au vendredi 26 septembre. À noter qu’il n’a par ailleurs pas été exclu que la grève puisse se poursuivre par la suite, en cas de mésentente.

4 vols sur 10 en moyenne, ce lundi

D’autre part, le préavis de grève du deuxième syndicat de pilotes à Air France (Spaf) est valable jusqu’à mercredi. Quoi qu’il en soit, le mouvement social est le plus long enregistré par la compagnie depuis celui de 1998.

Rappelons que les syndicats s’opposent au projet de mise en place de la filiale low-cost Transavia, que souhaite la direction. Ces derniers redoutent en effet que ce développement n’aboutisse à un "dumping social" – à savoir un renforcement de la concurrence entre les salariés du groupe – et à des délocalisations nuisibles pour les emplois hexagonaux.

À peine plus de 4 vols sur 10 seront assurés en moyenne ce lundi : à 65 %, le taux de gréviste reste sensiblement le même que la semaine passée. Mais un certain nombre d’aéroports sont cependant plus concernés que d’autres, comme à Bordeaux, où les annulations atteignent 68 %, ou à Lille où les avions devraient tous rester au sol.

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L’intimidation en prime, à l’attention des non-grévistes

Tandis qu’Alain Vidalies, le secrétaire d’État aux Transports, a enjoint dimanche à cesser le conflit ou trouver un compromis, le Premier ministre, Manuel Valls a souligné que cette grève incomprise devait s’arrêter.

En outre, la direction d’Air France a mis en évidence, dimanche via un courrier interne, des "tentatives d’intimidation" touchant les non-grévistes. Pour cette raison, celle-ci s’est dit disposée à mettre en place "les démarches nécessaires pour punir celles et ceux se livrant à de tels agissements".

Sources : corporate.airfrance, lesechos